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sur l'Histoire de Hendaye

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Le Dernier des Corsaires ou La Vie d'Etienne Pellot-Montvieux

J. Duvoisoin (1856) - 138 pg- 171 MO

Voyez vous marcher devant vous ce cavalier? Il s’avance, monté ainsi qu’un brave campagnard sur une jument suivie de son jeune poulain : tantôt il presse de l’éperon les flancs de l’animal docile ; tantôt il le laisse, la bride sur le cou, s'avancer à pas lents, tandis que lui-même il se livre à haute voix à un soliloque prolongé. Mais voilà que tout à coup il saute brusquement à terre, preste et agile comme un jeune homme de quinze ans; et cependant, ce cavalier si agile est un vieillard, un vieillard à la chevelure blanche et épaisse comme une toison, raide et lisse comme la crinière de sa jument... Il n'est plus aujourd'hui, ce type du corsaire basque, ce dernier survivant de brillants flibustiers. Sa vie, que le fer et le feu avaient respectée en cent combats, le temps, qui ne respecte rien, vient de l'éteindre à notre grand regret.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     

 

 Le Pays Basque et la Basse-Navarre

Paul Perret (1882) - 49 pg- 153 MO

La route de Saint-Jean-de-Luz à Hendaye, dernière bourgade française sur la frontière espagnole, vaut la peine qu’on la fasse à pied. D’abord on a le plaisir d’une petite ascension, ce qui prépare toujours à l’escalade des pics. Il s’agit de gravir cette jolie colline ombreuse de Bordagain. La récompense est immédiate, car on a devant les yeux l’étendue de la mer; plus près, les falaises de Socoa, faites de roches bleuâtres, disposées en lames verticales, que le flot ne peut entamer. D’énormes jets d’écume blanche battent cette muraille sombre; à la basse marée, ce sont les schistes eux-mêmes, encore humides, qui reluisent au soleil.

 

 

 

 

 

 

 

     

 

 
Notice sur le Port de Hendaye

Notice sur le Port de Hendaye

M. Daguenet (1887) - 8 pg- 38 MO

Le bourg de Hendaye est situé sur le coteau qui borde la rive droite de la Bidassoa, non loin de l’embouchure de ce cours d’eau  qui sépare la France de l’Espagne, et au Nord de la gare du chemin de fer de Bordeaux à Irun. En face de Hendaye est située, sur la rive opposée, la ville espagnole de Fontarabie. Au pied du coteau, qui est bordé par un mur de soutènement, se trouvent des terrains asséchant à basse mer, auxquels aboutissent quelques escaliers. Ce lieu d’échouage constitue le port de Hendaye, qui n’est actuellement fréquenté  que par quelques bateaux de pêche ...

 

 

 

 

 




  



Le Sanatorium de Hendaye

M.Belouet (1889) - 26 pages - 66 MO

Nous arrivons enfin à Hendaye où nous avons trouvé un terrain qui nous paraît offrir des qualités peut-être plus grandes encore, qui est exempt de toute servitude et où la municipalité nous accueillait à bras ouverts. Il est à 1.500 ou 2.000 mètres de la station du chemin de fer, au delà du casino à peu près inoccupé de la Société de Hendaye-Plage. Il forme une bande assez longue et d’une très suffisante profondeur. La plage est superbe, très étendue (2 kilomètres et demi environ), en pente très douce, composée d’un sable fin et assez résistant.

 

 

 

 

 

     

 

 Essai sur les différends de Fontarabie avec le Labourd du XVème au XVIIIème siècle

Théodoric Legrand (1905) - 1ère partie (35 pages 107 MO) - 2ème partie (62 pages 90 MO)

A peine quelques maisons avaient-elles été bâties sur la rive française de la Bidassoa que Fontarabie, jalouse de ses droits, fit sentir sa toute-puissance aux quelques pêcheurs labourdins qui se hasardèrent à naviguer dans la baie. Il dut y avoir, de la part des Hendayais, quelques vives protestations suivies très probablement d’un appel au roi de France, mais rien ne nous permet de préciser ces faits. Une tour dut être construite dès 1455 environ, soit sur l’emplacement actuel du port de Hendaye, soit sur celui du fort aujourd’hui en ruines qui fut construit en 1665. ...

 

 

 

     

 

 
Un Coin du Pays Basque

Un Coin du Pays Basque

 Albert Janin (1906) - 1ère partie (59 pg 120 MO) - 2ème partie (64 pg 124 MO)

Ce qui frappe souvent le voyageur [...], c’est la fierté naturelle des habitants. En eux tout respire l’indépendance; le regard, la démarche et toutes les attitudes en général, annoncent l'homme libre et content de lui-même. Il y a entre eux et les autres paysans des provinces de France une différence énorme qu’on remarque de suite, même dans les circonstances les plus ordinaires. Ils marchent la tête haute, les yeux fixés devant eux et s’inclinent rarement les premiers devant l ’étranger. Leurs manières, leur façon de répondre aux questions qu’on leur pose, leur salut même, dénote chez eux un sentiment de dignité et surtout d’égalité envers la personne qui leur parle. ...

 

 

 

 

 

     

 

 
Au Pays Basque

Au Pays Basque

Renée Paule Strauss (1906) - 1ère partie (52pg 137MO) - 2ème partie (65pg 164MO) - 3ème partie (74pg 192MO)

Le soleil s’était levé et faisait resplendir les mon tagnes environnantes. Aussitôt la première côte franchie, les plus grands jetèrent tous un cri d’admiration en voyant la large baie de la Bidassoa qui s’étendait très loin jusqu’à la pointe du Figuier. A gauche, Fontarabie se dressait majestueuse, surmontée de son léger clocher. La ville, coquettement campée au-dessus des flots bleus de la Bidassoa, avait de loin un aspect artistique. Mais ce n’était qu’une échappée et, après avoir traversé le pont du chemin de fer, l’omnibus entra dans le village d’Hendaye.

 

 

 

     

 

 

Hendaye station climatique, ses indications

Docteur Henri Camino (1913) - 72 pg - 185 MO

Abritée au fond du golfe de Gascogne, battue par les vents marins toujours plus chauds que les vents de terre, protégée contre les vents terriens par un plateau de 100 kilomètres carrés de montagnes d’élévation moyenne et dépourvues de neige, découpée en une infinité d’échancrures par des falaises qui multiplient les éléments de protection et lui assurent un contact plus intime avec la mer, la côte basque présente une physionomie bien spéciale et sans analogie peut-être, dont l’aboutissant est un milieu médical unique : Hendaye, encerclée de montagnes, merveilleusement protégée contre toute manifestation brutale des éléments marins.

 

 

 

 

 

 

 

 

     

 

 

La Carte géologique détaillée de la France

Étude lithologique des terrains crétacés de la région d’Hendaye

Jacques de Lapparent (1918) - 1ère partie (73pg 174MO)- 2ème partie (88pg 169MO)- 3ème partie (20pg 178MO)

En pays basque, le Crétacé supérieur est représenté par des calcaires construits dont l’âge Cénomanien n’est pas douteux et par une grande masse de terrains que M. Stuart-Menteath a désignée sous le nom de Flysch, jugeant qu’il y avait analogie de faciès entre ces dépôts et ceux qui furent nommés de même dans les Alpes. Dans cet ensemble, dit Flysch, on reconnaît en maints endroits des empreintes d’algues apparentées aux fucus, aussi s’est-on servi fréquemment du nom de Flysch à fucoïdes pour désigner ces terrains. 

 

 

 

     

 

 

Cure marine sur la Côte Basque

Docteur Romuald Camino (1920) - 1ère partie (53 pg 191 MO) - 2ème partie (22 pg 83 MO)

Cette petite étude me semble à sa place, à une heure où la France épuisée par la guerre, a pour premier devoir de ne rien négliger pour fortifier sa race si éprouvée. La médication marine, l’une des armes privilégiées, qui ait résisté à l’épreuve des temps, offre des ressources autrement précieuses que celles de ces produits d’officine, si précaires dans leurs effets si incertains dans leurs résultats.

 

 

 

  

 


  

 

 

Un coin du Pays Basque

Ch. de la Paquerie (1927) - 22 pg - 87 MO

Hendaye à l’ouest et Cerbère à l’est de la chaîne pyrénéenne. C’est par ces passages que s’écoulent vers l’Espagne la plus grande partie des marchandises françaises. La colline où est bâtie Hendaye s’abaisse en pente rapide vers le fleuve, dont les eaux jaunâtres à mer haute viennent battre les restes de ses fortifications d’autrefois, car Hendaye fut, aux siècles passés, une ville forte posée en sentinelle française, en face de la voisine si redoutable et si agressive aux XIVe et XVIIe siècles. L’un des restes les plus intéressants de ces murailles est la vieille tour de «Bakhar-Etchéa» qui dépend de la demeure de Pierre Loti.

 

 

 

 

 

 

 

     

 

 

La Véritable Histoire de Hendaye-Plage

Georges Langlois (1931) - 49 pg - 131 MO

Très rares sont actuellement les personnes connaissant les exactes origines de Hendaye-Plage, sachant les controverses passionnées et les luttes ardentes soutenues dans le passé au sujet de cette captivante question. Aussi, nous sommes-nous livrés à une étude de ces origines et nous proposons-nous simplement, dans les lignes qui suivront, de renseigner nos lecteurs et de fixer un point, singulièrement attachant, d’histoire locale et régionale. Nous le ferons en toute conscience, c’est-à-dire impartialement et en toute liberté d’esprit. 


 

 

 

 

 

 

 

 

     

 

 La grande légende de la Mer : Le Corsaire Pellot

Thierry Sandre (Goncourt 1924) 1ère partie (101pg 170MO) - 2ème part (82pg 126MO) - 3ème part (76pg 129MO)

Voyez-vous marcher devant vous ce cavalier ? Il s’avance, monté ainsi qu’un brave campagnard sur une jument suivie de son jeune poulain : tantôt il presse de l’éperon les flancs de l’animal docile; tantôt il le laisse, la bride sur le cou, s’avancer à pas lents, tandis que lui-même il se livre à haute voix à un soliloque prolongé. Mais voilà que tout à coup il saute brusquement à terre, preste et agile comme un jeune homme de quinze ans; et cependant ce cavalier si agile est un vieillard, vieillard à la chevelure blanche et épaisse comme une toison, raide et lisse comme la crinière de sa jument.

 

 

 

     

 


Hendaye

J. Nogaret (1936) - 57 pg - 103 MO 

On est frappé, lorsqu’on arrive à Hendaye, par la situation pittoresque de cette ville, au bord du large estuaire formé par la Bidassoa et au milieu d’un cirque de montagnes et de hauteurs qui semblent créées pour le plaisir des yeux. Au sud, l’ermitage de Saint-Martial, se profilant sur le massif des Trois-Couronnes, à l’ouest, la ville espagnole et encore bien moyennâgeuse de Fontarabie, ajoutent à la beauté de ce décor unique et l’on comprend dès lors l’enthousiasme d’un auteur qui a qualifié cet ensemble de : «site merveilleux que la Nature semble avoir disposé à dessein, pour servir de cadre aux grandes scènes historiques».

 

 

 

 

 

 

 

     

 

Hendaye, un peu de son passé, ses premiers pêcheurs (extrait)

Jos de Martienia (1948) - 32 pg

Il est aussi à supposer qu'il n'y a guère plus de soixante-dix ans que les Français ont construit un village sur le promontoire ordinairement nommé Andaya, sur les confins de leur territoire, sur la partie du fleuve Bidassoa, en face de cité de Fontarabie.

Signé : les Commissaires envoyés par le roi de Castille pour régler les différends de la Bidassoa en 1518.