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sur l'Histoire de Hendaye

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LES QUARTIERS D'HENDAYE

 

 


____________________ L’ACTUEL QUARTIER VILLE  ___________________

 

 

Quartier constitué par le noyau initial du bourg fondé en 1451 à la fin de la guerre de cent ans quand l’Aquitaine et le Labourd sont à nouveau soumis à la souveraineté directe du roi de France. 

 

Le bourg de Hendaye sera sous la juridiction d’Urrrugne jusqu’en 1654, année où la reine Anne d’Autriche qui assurait la Régence pendant la minorité de Louis XIV, reconnut l’indépendance de Hendaye.

 

Aujourd’hui, une partie de l’ancien quartier urrugnar de Subernoa a été incorporé à ce quartier.

 

 

La PLACE DE LA REPUBLIQUE se situe dans le point le plus haut du promontoire sur lequel fut fondé le bourg de Hendaye où à partir de 1598 s’élèvera l’actuelle église Saint-Vincent.

 






 




 

 

 

 

Le BAS QUARTIER, en contrebas du promontoire côté nord, alors inondé par les eaux de la Baie, était le port utilisé pendant des siècles par les pêcheurs, les marins et les corsaires comme Croisic et Pellot.

Au XVIIIe siècle, une école d’Hydrographie s’établit dans le bâtiment existant toujours de Escola-Haundi sous la direction d’Etienne Dalbarade, père de Jean Dalbarade, ministre de la Marine de la Première République.

 

 

GAZTELU-ZAHAR, en 1664 un fort fut construit sur l’actuel terre-plein et sur le grand espace autour du monument aux morts. Ce fort fut rasé, comme toute la ville, en 1793, lors de la guerre entre le Royaume d’Espagne et la Première République française.

 



CANETA et le VIEUX PORT situés sur le versant sud-ouest du promontoire.

La fontaine et le lavoir de Caneta n’existent plus, et le port établi à ses côtés quand le vieux port du bas quartier s’était envasé au XVIIIe siècle, fut le premier port sardinier de France de la deuxième moitié du XIXe siècle et du début du XXe. Pendant longtemps ce port était le point d’embarquement pour passer à Fontarabie.  





 

 

 








Entre Caneta et l’espace du monument aux morts et Gaztelu-Zahar, se situent la Villa Mauresque et la maison Bakar-Etchea construites sur une partie du soubassement de l’ancien fort. Le Dr Camino habita dans la première et Pierre Loti mourut dans la deuxième, après y avoir résidé quand il commandait la Station Navale de la Bidassoa.

 

 

 

LES ALLEES, à partir du pont sur la tranchée ouverte 

pour la voie ferrée (aujourd’hui masquée par le complexe d’Entrepuentes) ouvraient l’accès aux champs du Domaine d’Irandatz qui occupait la partie sud du quartier de Subernoa sous la juridiction d’Urrugne jusqu’en 1867, date à laquelle ce quartier commença à s’intégrer à Hendaye.

 

AIZPURDI et sa fontaine au bout du Bas Quartier faisaient partie aussi dudit quartier urrugnard de Subernoa.



 


 

A partir de la fin du XIXe siècle, la Place de la République et la rue du Port voient surgir des commerces de toute sorte.







 


____________________ L’ACTUEL QUARTIER de la GARE ____________________

 



LA GARE INTERNATIONALE DE HENDAYE fonctionne depuis 1864 et donne nom au quartier qui comprend la partie de l’ancien Quartier de Subernoa comprise entre l’extrémité de la Bidassoa au début de la Baie de Txingudi, les Allées, les rues d’Irandatz et Hapetenia et le quartier des Joncaux.

 





 

 

SUBERNOA appartenait à la commune d’Urrugne et s’étendait, à partir de Pausu-Béhobie, de la Bidassoa à la Corniche et entourait complètement le petit bourg original de Hendaye, le quartier ville de nos jours. Le domaine d’Irandatz, dont la maison était à l’emplacement actuel de la piscine municipale, faisait partie du quartier de Subernoa.


SUBERNOA et IRANDATZ sont les premiers noms apparus jusqu’à présent sur le premier document qui se réfère aux terrains de l’actuel Hendaye, document daté de 1148.

 

L’HOPITAL-PRIEURE de SAINT-JACQUES de SUBERNOA a existé avant même que le nom et le bourg de Hendaye n’apparaissent en 1305 et 1451 respectivement puisqu’il fut fondé au XIIIe siècle ; il était situé aux abords de l’actuel pont Saint-Jacques, là même où du temps de l’Irun romain -Oiasso- il existait une passerelle en bois qui unissait les deux rives de la Bidassoa à partir de l’extrémité des actuelles rues Santiago d’Irun et de Hendaye.

Le but du Prieuré-Hôpital était d’accueillir les pèlerins qui allaient à Compostelle et de leur faciliter la traversée de la Bidassoa par le gué qui existe à cet endroit, gué appelé de Santiago ou du Prieuré.

L’Hôpital-Prieuré avait la juridiction de la rive droite de la Bidassoa du gué de Santiago jusqu’au Pausu-Béhobie et le Prieur régentait aussi l’église de Biriatou. En 1739, en même temps que le Fort et la ville de Hendaye, l’Hôpital-Prieuré fut rasé par les troupes espagnoles du général Ventura Caro.

Le gué de Santiago et les autres gués qui se suivent jusqu’à Pausu-Béhobie ont servi pendant des siècles pour le passage de toutes sortes de personnes, des pèlerins aux personnages royaux et surtout aux soldats et aux armées.

 

Le pont du chemin de fer, suivi en 1915 et 1916 des deux ponts construits pour la circulation des véhicules ont dynamisé les échanges entre les deux rives de la Bidassoa.











 

 

 

Le Quartier de la Gare très peu peuplé jusqu’au XIXe siècle a connu une grande croissance démographique grâce à la Gare internationale et jusqu’à ces dernières années. Les rues proches de la gare connaissaient une forte activité commerciale, sociale et sportive dont un exemple était le fronton Luisito.

 



















 

____________________ L’ACTUEL QUARTIER de la PLAGE ____________________

 

 

Formé au début du XXe siècle sur les DUNES qui étaient sous la juridiction d’Urrugne jusqu’en 1867 avant de s’intégrer à la commune de Hendaye.

 

Ces dunes étaient abritées derrière la Pointe de Sokuburu qui forme la plage qui s’étire jusqu’aux Deux Jumeaux, et ces dunes s’étendaient jusqu’au Bas Quartier.

 

SOKOBURU, ONDARRALTZU, SANTANA sont les noms des fermes qui ont existé au milieu de ces dunes jusqu’au XXe siècle et dont les noms désignent les nouvelles zones de services.

 





L’HOPITAL MARIN fut d’abord le Sanatorium de l’Assistance Publique de la Ville de Paris construit à l’est de la plage et inauguré en 1899, suite aux théories sur les bienfaits de la mer pour la santé –le climatisme- dont l’Hendayais Docteur Camino était un ardent défenseur.

 






« HENDAYE PLAGE » : le climatisme, la mode des bains de mer et les visées économiques de la Compagnie des Chemins de Fer du Midi de la France feront au début du XXe siècle disparaître les dunes sous les infrastructures urbaines, les villas, le Casino et les grands hôtels qui concrétisaient les plans du promoteur Henri Martinet.


















Néanmoins quelques petits chantiers navals survécurent côté Baie de Txingudi jusqu’à son endiguement dans les années 1960.







____________________ L’ACTUEL QUARTIER DES JONCAUX ____________________

 

DEUX GRANDES ILES, voilà ce qu’étaient les Joncaux jusqu’aux années 1960.

 

LES ILES DES HENDAYAIS : en 1629, Louis XIII donne ces îles aux Hendayais pour les remercier d’avoir participé avec leurs embarcations à la libération de l’île de Ré qui était aux mains des Anglais venus protéger les protestants de La Rochelle.

 

UNE SUPERFICIE EQUIVALENTE A LA SURFACE DU BOURG : ces îles étaient d’une superficie pratiquement égale au bourg mais dont elles étaient séparées par l’eau, par le Prieuré et par le quartier de Subernoa qui faisait partie d’Urrugne.

 




LE GRENIER DES HENDAYAIS : mis en culture, les Joncaux contribueront à garantir la subsistance des Hendayais.

 



UNE NOUVELLE UTILISATION : à partir de 1960, ces îles furent soudées, consolidées et rattachées à la terre ferme pour qu’une zone industrielle, une autre zone résidentielle et un autoport s’y installent.

 





L'île des Faisans

Guetty Troisfontaines



L’ILE DES FAISANS -ou de la Conférence- en face des Joncaux est actuellement un petit condominium franco-espagnol.

 

En 1659, sur cette île eut lieu la « Conférence de la Paix » entre la France et l’Espagne qui mit fin aux guerres entre les deux royaumes.

 

En1660, Louis XIV et Philipe IV d’Espagne signèrent dans l’île le Traité des Pyrénées élaboré par le Cardinal Mazarin et Don Luis de Haro pendant la Conférence et le lendemain la fille de Philipe IV, l’infante Marie Thérèse, rencontra son époux le Roi Louis XIV après leur mariage réalisé par procuration à Fontarabie.

 

Les siècles suivants, l’Ile sera le lieu de réunion où les commissionnés français et espagnols essaieront de se mettre d’accord sur la délimitation de la frontière entre les deux royaumes et chercheront des solutions aux différends entre Hendaye et Fontarabie à propos de la navigation et la pêche dans la Bidassoa.



 

_________________ QUARTIERS DE LISSARDY,  SOPITE, AGUERRIA, CORNICHE ______________


Ce sont de nouveaux quartiers récemment urbanisés sur des terrains de l’ancien quartier urrugnard de SUBERNOA qui, en 1896, compléta son intégration dans la Commune de Hendaye.

 

LES ANCIENS DOMAINES DU QUARTIER DE SUBERNOA : Lissardy, Sopite, Aguerria, ces noms apparaissent plusieurs fois dans les actes de toute sorte transcrits dans les archives notariales. On peut donc penser qu’ils correspondaient jusqu’au XIXe siècle à des domaines agricoles familiaux : Galbarrete, Asporots, Laparca, Orio, Mocorots, Potenia en étaient quelques autres qui n’ont pas donné leurs noms aux nouveaux quartiers mais à des rues pour certains d’entre eux.

Ces domaines intégraient une soixantaine de fermes.

 

D’ABBADIE, ARAGORRY et HAIZABIA : Corniche, c’est le nom du quartier où se situaient les domaines d’Aragorry et une partie de celui de Haizabia, l’autre partie appartenant à la commune d’Urrugne.

Le domaine d’Aragorry –aujourd’hui appelé d’Abbadie depuis qu’Antoine d’Abbadie l’acheta au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle pour y faire construire le château-observatoire- possédait son propre port –Port Aragorry-. Il figure sur la Carte de Cassini, élaborée avec les techniques les plus en pointe de l’époque par des membres de la famille du même nom au XVIIIe siècle. La Carte de Cassini constitue la première carte qui représente la totalité de la superficie du Royaume de France.


 




Les derniers lustres ont vu une énorme croissance démographique de ces quartiers, aujourd’hui à vocation exclusivement résidentielle et qui, dans les années 1950, avaient conservé leur caractère rural et un charme bucolique propre à la société traditionnelle.

 

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