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sur l'Histoire de Hendaye

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XVIIIe SIECLE


 Période Espagne HendayeFrance 

1700

à

1789

Les Bourbons succèdent sur le   trône espagnol aux Habsbourg et initient des réformes de tout ordre

Création de l’Ecole d’Hydrographie de Hendaye : les             

 

      La 

 

 

 et du Prieuré de Subernoa

Envasement du port de Belzenia

Rapprochement franco-espagnol face à l’Angleterre, mais l’Espagne maintient l’entière propriété de la Bidassoa

1789

 à

1800
  

Crise politique :                   et la révolution en France

 

1795  Traité de Bâle: alliance entre l’Espagne et la France contre la Grande-Bretagne

 

 

Le corsaire Hendayais Etienne Pellot

 

 

 

Fin de l’Ancien Régime :

Liberté, égalité

fraternité,

citoyenneté.

centralisation, laïcité,

République. Guerre en Europe.

1799. Napoléon Consul

  

1700 -  1789

1789

 - 1800

 

LES NOUVELLES IDEES ET LES ALTERNATIVES A LA SOCIETE FEODALE

LE RAPROCHEMMENT FRANCO-ESPAGNOL

 

C’est le « siècle des lumières » : la raison doit « éclairer » la réalité pour découvrir et mettre en pratique ce qui est utile pour le bonheur de l’homme. Le progrès technique est énorme, ainsi que l’expansion commerciale ultra maritime qui fait du XVIIIe un grand siècle pour le commerce colonial (et pour la traite des noirs). Les niveaux de vie et d’instruction augmentent. Les rois (devenus absolus dans presque tous les pays) protègent et promeuvent tous ces progrès appuyant les entreprises d’une bourgeoisie de plus en plus riche et puissante.

L’Angleterre est en train de contrôler les mers, rivalisant avec la Hollande, la Russie veut s’occidentaliser, les grandes civilisations de l’extrême orient déclinent et la France, grande puissance continentale, ne voit plus une rivale dans l’Espagne des Bourbons. En 1700, Charles II d’Espagne meurt sans héritier et Philipe d’Anjou petit-fils de Louis XIV est proclamé Roi. Les Bourbons règnent des deux côtés des Pyrénées.

 

Des nouvelles idées se répandent partout en Europe, et dans les colonies américaines ; des idées qui veulent l’égalité, la liberté et des droits pour tous les hommes et, donc, plus de privilèges et une même loi pour tous, et non différentes lois selon l’appartenance d’après la naissance à un des états de la société féodale, plus de monarchie absolue mais des gouvernements assis sur le consentement des gouvernés, ne plus être des sujets mais des citoyens.

A partir de 1789 ces idées, qui ont déjà inspiré la « Glorieuse Révolution » anglaise des années 1680 et l’indépendance des colonies britanniques qui a donné naissance aux Etats Unis d’Amérique en 1783, voudront se faire réalité en France et ce sera la révolution en France et en Europe.


Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, commence un développement des nouvelles sources et formes d’énergie qui automatisent les machines ce qui permet l’accélération de la production et des transports et donc, une économie dynamique. Tout cela va provoquer des mutations dans le travail, dans les relations sociales, dans les habitudes et dans les mentalités ; en même temps les conditions de vie s’améliorent pour certaines classes tandis que la nouvelle classe sociale, les ouvriers de l’industrie, est la plus nombreuse et subit la pauvreté.

A partir de 1789, la Révolution française dont les principes se veulent universels provoque la guerre, d’abord contre les puissances et les pouvoirs de « l’Ancien Régime », ensuite entre les autres Européens partisans de ces valeurs et la suprématie française, napoléonienne notamment. Néanmoins la liberté, l’égalité civile, la société des classes et les systèmes parlementaires -libéralisme politique- vont s’installer en Europe Occidentale dans le cadre des nouveaux états-nation.

La nouvelle industrie et les libertés consacrent le capitalisme industriel et la théorie libre échangiste (libéralisme économique)

  

Création de l’Ecole d’Hydrographie d’Hendaye : les Dalbarade


En 1735, Etienne Dalbarade abandonne Biarritz, attiré par l’offre hendayaise de diriger une école de formation technique et humaine des gens de la mer : l’Ecole d’Hydrographie d’Hendaye. Les fils d’Etienne Dalbarade seront des marins réputés et Jean Dalbarade, né à Biarritz, mais dont l’enfance et l’adolescence furent hendayaises, devint Ministre des Colonies et de la Marine sous la Première République.


La liqueur d'Hendaye


L’Eau de Vie de « Andaye », très réputée, est mentionnée par écrit pour la première fois dans le Dictionnaire Universel de 1725.


Destruction d'Hendaye


1793 : Destruction d’Hendaye entre le 23 et le 27 mai. C’est la guerre entre L’Espagne et la République Française qui a guillotiné Louis XVI.

Perte des archives de la ville reconstituées après 1638.


1794 : L’Armée Nationale française prend le dessus et traverse la Bidassoa, occupe Fontarabie, démolit les remparts qui font face à Hendaye et creuse les restants pour les miner.

Le déclin de Fontarabie qui avait déjà souffert avec le siège de 1719 lors de la Guerre de la Quatrième Coalition (France, Grande Bretagne, Hollande et Autriche) pour contrer la politique expansionniste de Philippe V d’Espagne en Méditerranée va s’approfondir.


Simon d’Aragorry, Hendayais qui déploie ses affaires en France et en Espagne où il fut anobli avec le titre de Marquis d’Iranda (Irandatz), agit pour la paix entre les deux pays qui signent le Traité de Bâle en 1795 et qui permet jusqu’en 1808 une alliance franco-espagnole contre la Grande Bretagne.



La guerre de la Convention contre l'Espagne ne figure pas dans les manuels français d'histoire. Les manuels espagnols lui donnent le nom de "Guerra contra la Convencion." Une lacune de l'histoire de notre pays difficile à nous satisfaire. Les guerres napoléoniennes contre l'Espagne durant la période de 1808-1814 sont plus intéressantes. Le mutisme de cet événement n'a fait qu'amplifier la mémoire

On parle plutôt de guerre du Roussillon, alors que les combats ont eu lieu des deux côtés de la chaîne des Pyrénées.

La guerre du Roussillon, aussi dénommée guerre des Pyrénées ou guerre de la Convention est un conflit qui oppose l'Espagne et la France révolutionnaire entre 1793 et 1795 (durant la Convention nationale), à l'intérieur du conflit plus général entre la Première Coalition et la France.

Après l'exécution de Louis XVI le 21 janvier 1793, Manuel Godoy, l'homme fort du royaume d‘Espagne, signe avec la Grande-Bretagne son adhésion à la Première Coalition contre la France, afin de récupérer la partie de la Catalogne (Roussillon, Conflent et Cerdagne), devenue française depuis le traité des Pyrénées en 1659.

Après avoir vaincu les Espagnols du Roussillon au cours des batailles du Tech (28 avril 1794, des Albères (30 avril) et du Boulou le 1er mai 1794, les troupes françaises pénètrent en Catalogne espagnole, au Pays basque espagnol et en Navarre, arrivant à occuper Miranda de Ebro.

  



L'Espagne lance une contre-attaque et expulse de nouveau les Français.

Cependant, voyant qu'elle ne gagnait rien de la guerre et que la France était plus forte que ce qu'elle semblait, Manuel Godoy signe de façon séparée la paix de Bâle (1795).

En échange de l'arrêt des hostilités, l'Espagne reconnaît la République française, elle cède à la France la partie espagnole de l'île d'Hispaniola et les relations commerciales sont normalisées.

Pour la signature de ce traité Manuel Godoy reçut le titre de « prince de la Paix » (Príncipe de la Paz).


Révolution française


1789 : Abolition du Biltzar du Labourd dans le cadre de la construction de l’état-nation. Simon Amespil maire-abbé d’Hendaye sera le dernier représentant hendayais dans la dernière réunion de cette institution abolie en 1790 quand l’Assemblée Nationale approuve la division de la France en 83 départements, dont celui qui réunit le Labourd, La Basse Navarre et la Soule avec le Béarn.


1790 : Hendaye dans le Département des Basses Pyrénées, suite à l’abolition du Biltzar du Labourd et de la division de la France en départements.


En 1791, le curé de la paroisse d’Hendaye, Dominique de Galbarette refuse le serment de la Constitution Civile du Clergé approuvée par l’Assemblée Nationale et doit se réfugier de l’autre côté de la Bidassoa.